
Bell P-39 Airacobra : Le Bell Airacobra fut unique dans l’Air Force des États Unis dû à l’emplacement de son moteur derrière le pilote et son train d’atterrissage tricycle. Ces caractéristiques furent imposées pour pouvoir fixer un armement lourd dans le nez de l’appareil, un canon de 37 mm. À cause de ce canon, le moteur fut déplacé à l’arrière du pilote et on fixa une rallonge à l’arbre d’entraînement de l’hélice qui passera sous le plancher de l’habitacle. Le prototype vola le 7 octobre 1937. Quelques modifications furent apportées à l’habitacle pour permettre une meilleure arrivée d’air pour le moteur et le 10 août 1939, on ordonna la production de 80 appareils. Dès septembre 1940, on ordonna la production de 369 autres appareils. À ce moment, les Britaniques étant aux prises avec l’Allemagne, en commanda 675 avec un canon de 20 mm au lieu du 37 mm. Ils arrivèrent en juillet 1941 et dès septembre, ils équipèrent l’escadrille 601. Ils se révélèrent peu efficace à cause du manque de puissance dans l’ascension pour faire face aux adversaires du théâtre européen. Ils furent efficaces par contre en Afrique du Nord où ils se tirèrent bien d’affaire. Néanmoins, les Anglais préférèrent revenir aux Hurricanes et aux Spitfires et cédèrent les Bell aux Soviétiques dans un programme d’aides. Ces avions participèrent aux combats sur tous les théâtres d’opérations mais surtout en Russie et dans le Pacifique. Pas moins de 9,558 unités, toutes versions confondues virent le jour. La réplique ci-dessous porte les couleurs soviétiques du pilote G. Rechkalov qui était le coéquipier de A. Pokryshkin, reconnu comme un AS lors de la 2e guerre.
Lavotchkin LA 7 : Après que les armées soviétiques eurent repoussé l'assaut initial des Allemands à la fin de 1941, des demandes furent faites pour des équipements plus modernes pour l'aviation russe. Semyon Lavotchkin commença ses travaux pour développer le LA-5. Le prototype fut complété en mai 1942. Ses progrès menèrent au développement du LA-7 qui avait toutes les qualités du LA-5 moins ses défauts. Le LA-7 (Lavotchkin) fut probablement le meilleur avion de chasse russe à la fin de la 2e G.M. Ce modèle d'avion était très apprécié des pilotes russes qui connurent de grandes victoires à son bord, ils eurent quelques victoires sur le redoutable ME 262. Le pilote allié ayant connu le plus de victoires fut le Russe Yvan Kozhedub qui connut 62 victoires en pilotant le LA-5 et le LA-7 entre le 26 mars 1943 et le 19 avril 1945.

Mig 3 : Conçu par Artem Mikoyan et Mikhail Gurevitch, le Mig allait devenir le symbole de la puissance aérienne soviétique. Le vol initial du Mig eut lieu le 5 avril 1940 sous l’appellation de Mig-1. À cause de ses performances limitées autant en rayon d’action que pour son endurance à encaisser les coups, on arriva rapidement à la version Mig-3. Le fait d’arme le plus remarquable à son actif fut sans contredit sa participation à la défense de Moscou qui empècha littéralement la Luftwaffe de détruire la ville à un point tel que Göring s’en pleignit à Hitler lui disant que si on continue de bombarder Moscou, sa flotte de bombardiers sera anihilée complètement par les Migs. Malgré cet exploit, le Mig n’était pas de taille avec les chasseurs allemands et il parvint à ce fait d'arme en survolant la ville ce qui ne lui demandait pas un grand rayon d’action tout comme le Spitfire qui défendit l’Angleterre contre les Messerschmits. Néammoins, 3,244 appareils furent produits durant la guerre. L’aviation russe préféra par contre les Lavochkins qui opposèrent une meilleure résistance à l’aviation allemande. Les jours de gloire du Mig viendraient après ce conflit pour hanter les Américains durant la guerre froide.

Yak 1/1B : Avec une production de 36,737 avions, toutes versions confondus, le Yakolev est le chasseur qui a la plus grosse production de la 2e guerre mondiale. C'est Alexandre S. Yakolev qui mit au point ce chasseur. Lorsque le Yak-1 entra en service sur la ligne de front, les pilotes vinrent à aimer son comportement facile et sa petitesse. Dans les mains d'un pilote bien entraîné, ces avions valaient ce que les Allemands avaient de mieux à leur opposer. Les Soviétiques avaient des femmes qui pilotaient ces avions et les Allemands les surnommaient " Nacht Hexen ", les sorcières de la nuit. L'une d'elle, Lilia Litvyak, avant d'être porté disparu le 1er août 1943, avait à son actif 12 victoires. Elle avait 21 ans. Les pilotes de l'escadrille Normandie Niemen qui était composés de Français, se virent offrir le choix du type d'avion qu'ils aimeraient utiliser et ils optèrent pour le Yak 3 qu'ils conservèrent jusqu'à la fin de la guerre. Ce Yak était tellement performant qu'il y avait une instruction aux pilotes allemands d'éviter le combat avec le Yak 3. À la fin de la guerre, le développement du Yak était rendu au Yak 9

Polikarpov I-16 type 18 : Le Polikarpov vit le jour en 1933 en Russie munies d'une coque de bois et d'ailes d'acier, il avait un train rétractable manuellement. Dès 1935, la série I-16 vit le jour avec de nouvelles spécifications et entra en production de masse. Il fut livré à plusieurs pays dont l'Espagne durant la guerre civile. En 1939-40, il participa à la guerre de Finlande et connut un certain succès quoique la stratégie des pilotes laissa à désirer ce qui n'avantageait pas l'avion. Avec le déclenchement de Barberousse, l'attaque de la Russie par l'Allemagne, il se révéla complètement surclassé par les avions allemands qui le détruisirent au sol ou en vol. Il connut un arrêt de production en 1939 mais qui sera reprise en 1942 pour finalement se terminer en 1943. Toutes versions confondues, on en produira 7,005 exemplaires durant la guerre. Aux mains de pilotes chevronnés, il connaîtra du succès, certains pilotes se méritant le titre de héros de l'Union Soviétique au commande du Polikarpov.

Iliushin IL-4 : Quoique moins connu que ses alliés le B-17 et le Lancaster, l'Ilyushin II-4 fut un bombardier important de la 2e guerre mondiale. Conçu par Sergei Ilyushin, 6,800 unités seront produites durant la guerre jusqu'en 1944 avec un arrêt presque total après l'invasion de l'Allemagne en 1941. Après avoir déménagé les usines en Sibérie, la production reprendra de plus belle. Il sera le premier bombardier russe à bombarder Berlin dès le 8 août 1941 et rendra visite fréquemment à cette ville tout au long de la guerre. Pour certaines opérations en mer du Nord, on l'équipa d'une torpille pour s'en prendre à la Kriegsmarine. Équivalant le Heinkel 111 au point de vue performance, il était par contre faiblement armé et peu blindé. On remédia partiellement au problème en augmentant son blindage et en passant des mitrailleuses de 7.6 mm à du 12.7 mm. Vers la fin de la guerre, il sera utilisé comme remorqueur de planeur. Lors de l'assemblage de ce modèle, à part le fait qu'il n'ait que deux moteurs, je n'ai pu m'empêcher de trouver des similitudes avec le B-17 américain. Même forme sur le dessus du fuselage à l'arrière du pilote, même ailes et empennage à voilure large. C'est à se demander si Boeing n'a pas collaboré à l'élaboration de cet avion.
IL2M3 Stormovik : Le IL2 Stormovik réussit là où le Fairy Battle échoua. Grâce à une protection solide et un armement puissant, il devint une arme décisive pour les Russes. Au début il s'agissait d'un avion à un siège et ses performances n'étaient pas à la hauteur. On y apporta des modifications majeures dont l'ajout d'un mitrailleur arrière et il devint le IL2-M3 Stormovik en août 1942. Le Stormovik était surnommé " le Tank volant " par les soldats russes. Son blindage considérable et son armement formidable lui ont valu ce surnom. Près de 40,000 Stormoviks virent le jour ce qui en fit l'avion le plus produit de la 2e guerre mondiale. Aujourd'hui, 6 seulement existent encore. Il terrifiait les panzers allemands au même titre que le JU-87 " Stuka ". Plusieurs pilotes de Stormovik détiennent l'étoile d'or des héros de l'Union Soviétique. Ce fut vraiment un avion remarquable qui même endommagé gravement, revenait à sa base grâce à son blindage massif qui le protégeait.

Petlyakov PE-2 : En Union Soviétique, sous Staline, les choses se passaient parfois bizarrement. Le développement du Petlyakov PE-2 en est un parfait exemple. En effet, c’est Vladimir Petlyakov qui était un des meilleurs concepteurs aéronautique qui fut arrêté en 1938 et à qui on confia la tâche de produire un bombardier de haute altitude, rapide, avec une cabine pressurisée. Son travail devait être réalisé dans une prison consacré à l’aéronautique. Durant la production, on changea la vocation de cet appareil pour un bombardier en piqué étant donné le résultat du Junker JU-87 Stuka des Allemands. Après les tests de mai 1939, on ordonna la production de masse en juin 1940. Au déclenchement des hostilités avec l’Allemagne en 1941, cet avion se révéla plus qu’à la hauteur de la tâche. En effet, sa très grande vitesse et sa maniabilité le faisait rivaliser avantageusement avec le Messerschmitt BF-109 E et plus tard le BF-109 G en augmentant la puissance de ses moteurs et son armement. Il était si rapide que les Hurricanes qui l’escortaient se faisaient distancer par lui. Tout au long de la guerre, il se révéla un atout primordiale pour les Russes tout comme le IL2 Stormrovick. Apprécié des pilotes, 11,427 appareils seront produits durant la guerre.