
Hayate KI 84 1-A : Cet avion, que la firme Nakajima désignait sous le nom de KI-84 depuis 1942, fut adopté officiellement par l'armée comme le chasseur type 4 Hayate et la production de masse débuta. Les performances du Hayate étaient égales ou supérieures aux chasseurs alliés de l'époque. C'est le premier chasseur de ce nom à avoir une vitesse excellente, une puissance de feu importante, et une manœuvrabilité excellente. Durant ces jours où le japon avait peur de perdre la maîtrise du ciel, le Hayate fut appelé le chasseur décisif pour faire pencher la balance en leur faveur. Il fit sa première campagne en Chine centrale comme membre de la 22e flotte de l'air. Il fut ensuite utilisé dans les combats de Leyte, aux Philippines, et à Okinawa. Plusieurs furent utilisés comme avion suicide pour tenter de repousser les attaques ennemies qui s'approchaient du Japon. Le Hayate intercepta bravement les B-29 et les avions ennemis qui survolaient le Japon. Les alliés avaient horreur du Hayate et l'avaient surnommé Frank. Plus tard, on le fit voler avec de l'essence à 140 d'octane et il atteignit la vitesse de 689 km/h et fut déclaré " le meilleur chasseur japonais du Pacifique ".
Hyakushiki Shitei : Sans doute un des meilleurs avions japonais. Développé à l'origine comme appareil de reconnaissance à haute altitude et haute vitesse. En 1944 on décida de le modifier pour intercepter les B-29 qui commençaient à survoler le Japon. Afin d'installer deux mitrailleuses de 20mm. dans le nez, le réservoir du fuselage avant fut déplacé et la canopée bulle de la version de reconnaissance remplacée par une verrière en gradin plus conventionnel. Ils furent désignés intercepteurs Hyakushiki Shitei III Kai type " Otsu ". La version représentée est celle du 17th Dokuritsu Hikotai.

Kawanishi N1K1 JA Shiden : La firme Kawanishi convertit cet hydravion Kyofu en un chasseur basé à terre. Le prototype prit l'air en décembre 1942. De façon à tirer le meilleur parti de toute la puissance disponible, une hélice de grand diamètre était nécessaire. En conséquence, les jambes du train principal positionné dans l'aile médiane devaient être exceptionnellement longues. Cela entraîna des difficultés dans la mise au point du mécanisme de rétraction. Les ingénieurs de Kawanishi résolurent le problème en utilisant des jambes télescopiques. Le train complexe et les problèmes de motorisation handicapèrent le N1K1-J tout au long de sa carrière opérationnelle jusqu'à l'apparition du N1K2-J amélioré à ailes basses. Un millier de N1K1-J furent produits et utilisés aux Philippines, à Formose, Okinawa et sur l'île japonaise de Honshu. Quant au modèle amélioré nommé N1K2-Shiden -Kai, quoique son nom laissait penser à une version améliorée du Shiden N1K1, il s'agissait en fait d'un tout nouvel avion qui vit le jour en janvier 1945. Avec une aile surabaissée et une vision améliorée, les dérives de combat furent améliorées ainsi que la puissance de son moteur. Le groupe de combat "Tsurugi" du colonel Genda, celui qui monta l'attaque de Pearl Harbor, pilotta si bien cet avion qu'il en fit un avion reconnu comme une menace supplémentaire dans le ciel du Japon pour les avions alliés qui le nommèrent "Georges". Le développement de cet avion fut par contre vite arrêté à cause de la tournure que prenait la guerre et la difficulté des usines à le produire suite au bombardement intensif du sol nationnal.

Kawasaki KI-61 Hien Tony : Parfois décrit comme un croisement entre un ME-109 allemand et un P-51 américain, le Kawasaki Ki-61 a un nez de la forme de ces deux appareils ainsi que la silhouette. Les concepteurs de cet avion, Takeo Doi et Shin Owada ont travaillé avec l'allemand Richard Vogt. C'est en décembre 1940 qu'ils débutèrent leurs travaux et un an plus tard, le prototype volait. Les premiers appareils entrés en fonction le furent en avril 1943 quand le 68e et le 78e Sentais arrivèrent en Nouvelle Guinée. Nommé Hien (avalé) par les Japonais et surnommé Tony par les alliés, cet avion fut vite apprécié par leur pilote qui trouvait enfin un rival égal aux chasseurs alliés. Ce fut aussi un des rares chasseurs capable de s'en prendre aux B-29 aux altitudes atteintes par ceux-ci. Une des escadrilles les plus célèbres ayant utilisé le Ki-61 fut le 244e Sentai commandé par le plus jeune officier, le Major T. Kobayashi. Cet escadrille détruisit 160 B29 durant la guerre et elle l'utilisa jusqu'à la fin du conflit. Un total de 3,028 Ki furent produits, toutes versions confondues, durant ce conflit.
Kawasaki KI-100 Tony : Le KI-100 fut développé pratiquement par accident. Dû au bombardement intense des usines japonaises, ils manquèrent de moteurs pour le KI-61. On adapta alors le fuselage pour recevoir le moteur HA-112. On en fit trois prototypes et on procéda aux tests. À la surprise des Japonais, les tests démontrèrent qu'ils avaient entre les mains un appareil aux performances remarquables qui se révélera leur meilleur avion de chasse de la guerre. Il fit ses débuts le 1 février 1945. Ses performances étant très bonnes, on l'assignera à la défense du territoire et il sera l'un des rares appareils japonais capables de rivaliser avec les P-51 Mustang et le Hellcat, ce que les alliés avaient de mieux. De plus, pouvant monter au-delà de 35,000 pieds, il pourra s'en prendre aux B-29 qui volaient à cette altitude pour bombarder le Japon. On utilisera 272 châssis de KI-61 pour les convertir en KI-100 jusqu'en mai 1945.

Mitsubishi A6M Zero :
Chasseur japonais rapide et très maniable, le A6M type Zero, construit par les firmes Mitsubishi (qui l'avaient conçu ) et Nakajima ainsi que le 21e arsenal aéronautique de Sasebo, fut produit à près de 10,000 exemplaires. Chef d'oeuvre de Jiro Horikoshi, son créateur, il sera un choc pour les Américains quand il apparaîtra dans le ciel de Pearl Harbor. Pourtant, des rapports du Général Chenault des Tigres volants avaient mis en garde la US Air Force du danger que représentait cet avion. Il s'écoulera un certain temps avant qu'ils ne trouvent une parade à ce chasseur ce qui permettra aux Japonais de conquérir pas mal de territoire dans le Pacifique avant la riposte. Pourtant, la firme Gloster avait mis au point un avion qui par sa grosseur et son concept était identique au Zéro avec les mêmes performances mais il fut rejeté. Le Zero fit son apparition en 1940 dans le ciel de Chine et se révéla immédiatement être un chasseur dangereux, ses qualités étant de loin supérieures à celles des chasseurs américains de l'époque. On en fit plusieurs versions allant du A6M1 au A6M8. Il servit sur la fin de la guerre aux pilotes kamikaze qui l'utilisaient pour plonger sur les porte-avions américains pour les détruire. Avec la défaite de Midway et la puissance aérienne toujours grandissante des Américains, le Zero perdit sa supériorité numérique et aussi fut dépassé par la qualité des chasseurs américains comme le Corsair et le Hellcat. Malgré un armement de plus en plus puissant, il ne suffira pas à la tâche et le Japon subira la défaite. Néanmoins, son concepteur fut considéré comme un héros national.
Mitsubishi J2M3 Raiden : Ce type d'avion vit l'action pour la première fois dans les Marianne en 1944. Après, ils furent envoyés aux philippines et à Formose mais le résultat ne fut pas ce que les Japonais attendaient. Ils furent à leur meilleur pour la défense du territoire. Le 302e Flying Group eut 300 victoires avec ce type d'avion. La réplique représentée plus bas est celle du 302e Flying Group, du Lt. (J.G.) Sadaaki Akamatsu cantonné à la base de l'air Atsugi de mars 1944 à août 1945.

Nakajima Gekko type 11 Irving : Comme la plupart des armées européennes, la marine japonaise décida de mettre au point un chasseur bimoteur à longue portée tel le Messerschmitt Bf-110 des Allemands ou encore le Potez français. Ce chasseur pourra accompagner les bombardiers G3M qui ont un rayon d'action de 2,800 à 4,500 kilomètres. En 1939, la firme Nakajima obtint le contrat pour la mise au point de ce chasseur sous l'appellation de 13-Shi bimoteur terrestre J1N1. Il fut complété en mars 1941. Tout comme ses homonymes allemands et français, ce type de chasseur se révéla inefficace contre les chasseurs monomoteurs. Tout comme ses homonymes, aussi, il fut converti en chasseur de nuit. Dans ce rôle, il se révéla tout aussi efficace que le Bf-110 allemand et le Heinkel HE-219 Uhu. Étrangement, sans se consulter, les Japonais adoptèrent la même technique que les Allemands pour l'armement de ces chasseurs c'est à dire une paire de mitrailleuses montées obliquement sur le dos et le ventre des appareils ce qui leur permettait de se glisser à angle sous les bombardiers pour les abattre. L'avion devait s'approcher entre 100 à 150 mètres de sa cible avec un décalage de 50 à 70 mètres d'altitude, dans un angle de 30 degrés. Ces avions ne tardèrent pas à faire la vie dure aux bombardiers alliés B-17 et B-29 qui bombardaient le territoire national. La première attaque que les B-17 subirent de ces avions fut le 21 mai 1943 lors du bombardement de Rabaul. On produisit 486 appareils de ce genre, toutes versions confondues. Ce fut trop peu trop tard pour enrayer la marche victorieuse des alliés qui baptisèrent cet appareil "Irving". L'enseigne pilote Endo connut un certain succès avec ce type d'appareil ayant réussi à abattre six bombardiers au-dessus du Japon.
Nakajima KI-43 Oscar : Le Ki-43 est issu du développement par la firme Nakajima du modèle Ki-27. En 1937, l'armée impériale japonaise avait fait la demande pour remplacer le Ki-27. Durant les essais du nouveau modèle qui vit le jour en 1938, les performances du Ki-43 se révélèrent décevantes. Nakajima procéda à des changements et on recommença les essais. Quoi que peu encourageant, l'armée se rendit compte qu'elle pouvait quand même avoir besoin d'un tel avion avec un rayon d'action suffisant pour la campagne de Singapour. Il se révéla un adversaire de taille pour les Buffalos et les P-40 américains ainsi que les Hurricanes anglais. À partir de 1943, il se révéla surclassé par l'arrivée des Spitfire et des P-38 Lightning. Il participera quand même aux combats jusqu'à la fin de la guerre.

Aichi B7A2 (Grace) : Le Aichi B7A2 fut conçu pour un besoin de la Marine Impériale pour remplacer deux types d'avions soit l'avion torpilleur et le bombardier en piqué. Il fut le dernier avion de la Marine Impériale à être produit en masse durant la 2e guerre. On exigea que cet avion remplace le B6N et le D4Y et pour ce faire il devrait pouvoir transporter soit 500kg. de bombes interne ou 800kg en torpille externe. Le prototype fut complété en 1942 et s'avéra d'un poids trop élevé ce qui altéra ses performances. Le second fut amélioré et allégé. On redessina les ailes pour raccourcir le train d'atterrissage comme le F4U-Corsair américain. En avril 1944, avec l'arrivée du nouveau moteur Homarre 12, il entra en production sous le sigle B7A2. Un total de 111 appareils virent le jour et ironiquement, conçu pour les porte-avions, il dut opérer à partir de bases terrestres, la Marine japonaise ayant perdu sa flotte de porte-avions dans les engagements des années antérieures. En mai 1945, la firme Aichi qui les produisait vit ses usines complètement démolies par un tremblement de terre ce qui mit fin à la production

Aichi D3A1 type 99 (Val) :
Tous ceux qui ont vu les films et documentaires de l'attaque de Pearl Harbor ont pu voir la précision mortelle de l'attaque en plongée du Aichi D3A1 "VAL". C'est ce type d'avion qui causa le plus de pertes parmi la flotte alliée que tous les autres de l'Axe réunis. Très reconnaissable à son train d'atterrissage fixe, il devint par contre très vite désuet comparé à l'aviation alliée. Il allait subir le même traitement que le lent Stuka aux mains du Spitfire lors de la bataille d'Angleterre. Durant les premiers dix mois de la guerre du Pacifique, il allait connaître un succès certain mais dès la bataille de la mer de Corail, il fut décimé et on décida de le retirer des porte-avions où il servait pour le baser à terre. Son concept avait été étudié dès 1936 et le prototype vola en janvier 1938. Conçu pour la marine, il devint de moins en moins utilisé et en 1944 les modèles survivants furent utilisés par les pilotes Kamikaze. Ce type d'avion connut deux versions soit le D3A1 et le D3A2. Il fut produit à 1492 unités soit 476 du premier et 1,016 du deuxième.

Mitsubishi G4M Betty : Le G4M " Isshikirikko " alias bombardier terrestre d'attaque type 1 ou encore Betty dans la codification alliée fut conçu sur le critère principal de " l'autonomie à tout prix ". De façon à compenser les limitations de tonnage de la flotte de guerre imposées par les traités de Londres et Washington, la marine impériale japonaise avait décidé de soutenir ses opérations navales avec des appareils basés à terre. Pour effectuer ces missions, il fallait absolument disposer d'un type de bombardier à très long rayon d'action, à la structure aussi légère que possible, aux ailes constituant des réservoirs intégraux non auto-obturants et en conséquence faiblement protégée. Les armements défensifs et les blindages de protection de l'équipage étaient restreints au minimum. Pour réduire la traînée, les bombes ou torpilles étaient transportées à l'intérieur du fuselage de grande section et en forme de cigare. L'aile de grand allongement assurait à la fois une excellente stabilité et une remarquable maniabilité. Propulsé par deux moteurs en étoile Mitsubishi Kasei type 11 de 1,530CV. le G4M atteignait une vitesse excédant 420 km/h Et disposait d'une autonomie phénoménale de 4,200 km cependant, les 5,000 litres de carburant nécessaires contenus dans des réservoirs non protégés rendaient ce bombardier vulnérable aux attaques aériennes ou terrestres et les mitrailleurs américains le surnommèrent " briquet à un coup ". Bénéficiant de plusieurs améliorations successives, il resta en service tout au long de la guerre du Pacifique. Plus de 2,400 exemplaires, toutes versions confondues furent produites. Des G4M faisaient partie de la force d'intervention qui coula le cuirassé HMS Prince of Wales et le croiseur de bataille HMS Repulse britanniques au début du conflit. C'est aussi à bord d'un G4M Betty que l'Amiral Yamamoto trouva la mort suite à une embusquade que les Américains lui tendèrent. En 1945, c'est un Betty qui transporta la délégation qui présenta la reddition japonaise.

Mitsubishi KI-67 Hiryu type 4 Peggy : Le Mitsubishi Ki-67 Hiryu (dragon volant) fut le meilleur bombardier médium des Japonais de la seconde guerre mondiale. Heureusement pour les alliés, sa production fut quand même limitée à 696 appareils. Rencontrant des normes bien spécifiques de l'armée japonaise, il se révéla un avion très rapide et très maniable qui dépassait les attentes placées en lui. Conçu par l'ingénieur Ozawa, il sut en tirer le maximum lui donnant même la possibilité de bombarder en piqué. Il fit son vol initial en décembre 1942. On ne tarda pas à le mettre en production et il équipait déjà plusieurs unités en 1944. Les alliés eurent affaire à lui pour la première fois lors de l'attaque de la troisième flotte américaine à Formose en octobre 1944. Les choses n'allant pas très bien pour le Japon à cette époque, on le convertit en avion suicide en remplaçant le nez de l'appareil par un nez solide remplis d'explosifs. On le convertit aussi en avion torpilleur et aussi pour le transport du Sakura ou du Baka, des missiles suicides. Surnommé Peggy par les Américains, il sera des batailles d'Okinawa, Iwo Jima, les Mariannes et Saïpan.

Nakajima B5N2 Kate :
À la demande de la Marine Impériale Japonaise, la firme Nakajima soumit dès 1935 les plans pour un avion d'attaque opérant à partir des porte-avions pouvant transporter soit des bombes ou une torpille. La cabine de pilotage pouvait recevoir trois membres d'équipages, le pilote à l'avant, le navigateur et le mitrailleur à l'arrière. La firme Mitsubishi étant dans la course, il devint primordiale pour Nakajima d'obtenir le contrat étant en difficulté et au bord de la faillite. Heureusement pour eux, la Marine Impériale opta pour leur avion, le Nakajima B5N qui fut le premier avion à ailes basses, monocoque tout de métal qui vit le jour en 1937 sous l'indicatif B5N1. Suite au développement de nouveaux moteurs, une version amélioré vit rapidement le jour en 1939, le B5N2 type 97. Lors de l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941, le Nakajima fit la démonstration qu'il était le meilleur dans sa catégorie et les alliés le surnommèrent "Kate". Il fut responsable de l'élimination des porte-avions USS Hornet, Lexington et Yorktown. À partir de 1944, les avions alliés étant de beaucoup supérieurs au Nakajima, il fut retiré des opérations d'attaque et utilisé comme avion de reconnaissance. Un total de 1,149 appareils furent construits durant les années de guerre.
Nakajima B6N2 Jill : En 1939, la Marine Impériale japonaise fit la demande pour remplacer le B5N pour avoir un avion torpilleur plus performant. En utilisant le même châssis, on produisit le B6N avec un moteur plus performant et une hélice à quatre pales. Cet hélice, par contre, déstabilisa l'avion à un point tel qu'on dut modifier l'empennage verticale en le plaçant hors centre d'un côté. Pour remédier au problème, on remplaça le moteur Mamoru des premières versions par un moteur Kasei. Les premières versions embarqués furent le B6N1 qui se joignirent à la bataille de la mer des Philippines à bord des porte-avions Shokaku, Taiho, Hiyo, Junyo et Zuikaku en juin 1943. Quand la version B6N2 fut prête, le Japon avait perdu pratiquement tous ses porte-avions et ils durent opérer à partir de bases terrestres. 1,133 exemplaires de la dernière version virent le jour durant la 2e guerre mondiale.