En juillet 1934, les avions Marcel Bloch étaient sur les rangs pour l'obtention d'un contrat du ministère de l'air pour un nouveau chasseur. Les soumissions furent reçues aussi de Dewotine, Loire, Morane-Saulnier et Nieuport avec Morane-Saulnier choisi comme gagnant. Bloch ne s'avoua pas vaincu et en 1938, le prototype du MB 152 vit le jour et fut soumis à des tests en février 1939. Ses performances eurent une réaction positive et une commande pour 400 appareils fut placée. Malheureusement, au déclenchement des hostilités en septembre 1939, seulement 120 appareils de version 151 et 152 avaient été livré et en plus, plusieurs sans armement dont 95 sans hélice !!! En novembre 1939, 358 étaient livré dont 157 toujours sans hélice. Finalement, devant l'urgence de la situation, L'Armée de l'Air équipa les groupes I/1, II/1, II/10, III/10 et III/11 en plus de l'Escadrille de la Marine AC-3 qui découvrirent que cet avion pouvait rivaliser avantageusement avec les avions de la Luftwaffe. Ces courageux pilotes ne comprenaient pas pourquoi il ne fut pas produit en plus grande quantité au lieu de plusieurs de leurs avions qui étaient complètement dépassés. Finalement, à la défaite française, ces avions équipèrent six groupes des forces de l'air française de Vichy. Au total, toutes versions confondues, 600 de ces appareils furent construits. Ils étaient équipés d'un moteur Gnome-Rhône 14N-25 ou 820-KW de 1,100 cv lui donnant une vitesse de pointe de 515 km/h à 4,000 mètres d'altitude. Avec un envergure de 10.55 mètres, une longueur de 9.1 mètres et une hauteur de 3.95 mètres, il était armé de quatre 7.5mm ou deux 7.5mm et deux canons de 20mm. Quand ces escadrilles furent rééquipés avec des Dewotine, ils furent cédés à la Roumanie.
Le Caudron Renault est l'œuvre de Marcel Riffard qui s'est joint à la société des avions anonymes Caudron en tant que chef dessinateur en 1932. Il deviendra renommé pendant les quatre années suivantes quand ses avions gagneront la coupe Deutsch de la Meurthe en 1934, 1935 et 1936. L'excellence de ses modèles mènera à la création du chasseur léger C-710 qui fera son vol inaugural le 18 juillet 1936. Malgré son poids léger, il fut armé de deux canons de 20mm. et les performances de ce modèle menèrent au développement du C-713 Cyclone qui vola en décembre 1937. L'évolution finale mena au C-714 qui vola à l'été 1938. La première commande pour cet avion fut de 100 unités avec 4 mitrailleuses de 7.5 mm. La production des 50 premiers modèles débuta en 1939 mais fut envoyée en Finlande et seulement 6 de ces appareils furent livrés à l'armée française le 12 mars 1940. Il n'y aura finalement qu'une quarantaine d'appareils livrés aux forces françaises et ils serviront à équiper une escadrille entièrement polonaise connu sous le nom de Groupe Varsovie GC I/145. Cette escadrille entrera en action contre les Allemands entre le 2 et 13 juin 1940 et ils auront 12 victoires confirmées avec cet avion. À la chute de la France, 20 avions serviront le gouvernement de Vichy et la balance sera confisquée par la Luftwaffe pour être utilisée comme avion d'entraînement.
En novembre 1934, Curtis débute le concept d'un nouvel avion de chasse avec une aile cantilever et un train arrière rétractable. Après différents tests par l'armée de l'air américaine, il est mis en production sous le sigle P-36A. Cet avion participera à une compétition mais sera mis de coté et ce sera les pays étrangers qui en commanderont dont la France avec le 75A qui en recevra en 1939. Cinq groupe seront équipés de ce modèle, GC 1/4, II/4, I/5, II/5, et III/2. En mai 1940, malgré qu'ils seront surclassés en nombre et en performance, ils détruiront pas moins de 311 avions de la Luftwaffe. Au moins 1,300 avions de ce type verront le jour mais dès 1941, jugé obsolète, il sera remplacé par son frère, le fameux P-40 Warhawk. Il n'en demeure pas moins qu'il connut une carrière glorieuse et servit encore sous le gouvernement de Vichy.
Peu de gens contestèrent que ce petit chasseur était ce qui avait de mieux en France avant l'Armistice. C'était le meilleur chasseur mis à la disposition de l'armée de l'air française en 1940. Conçu par l'ingénieur français Émile Dewoitine à la fin des années 30 au moment où les tensions s'accentuaient en Europe, il était urgent de développer un nouveau chasseur capable de rivaliser avec un adversaire potentiel tel que le ME-109 Allemand. Le Dewoitine effectua son premier vol le 2 octobre 1938. Propulsé par un moteur de 12 cylindres en ligne, il atteignait 534 km/h en palier. Le premier appareil de série prit l'air le 31 octobre 1939. Sur les 437 exemplaires produits avant l'Armistice du 25 juin 1940, seulement 200 purent prendre part aux combats de la campagne de France. Ils remportèrent 108 victoires officielles et 39 probables. Après la défaite de la France, le D.520 fut intensivement employé par l'armée de l'air de Vichy et des unités de la France libre. Il entra également en service dans la force aérienne royale bulgare et la Regia Aeronautica italienne. La Luftwaffe en utilisa un grand nombre en tant qu'appareil d'entraînement avancé.
Le développement du Hawker Typhoon, commencé dès 1940, se révéla un désapointement pour les ingénieurs, l'avion ayant de pauvres performances pour prendre de l'altitude. Pour remédier au problème, on mit au point une nouvelle aile elliptique plus mince et on déplaça le radiateur vers les ailes. Maintenant équipé d'un moteur Napier Sabre, il fut mis en test en 1942. Avec toutes ces modifications, on changea son nom pour Hawker Tempest. Les différentes versions mises en opération mèneront au Tempest Mk V qui sera mis en escadre dès 1943 à Langley. Le Tempest a l'honneur d'avoir abattu 638 V-1 des 1,773 qui furent descendu au dessus de l'Angleterre. Cet avion se révèlera être mortel pour les blindés allemands en Normandie et Pierre Closterman, l'As français, abattra plusieurs avions de la Luftwaffe à son bord et détruira même, deux destroyer et un sous-marin. La version représenté ici est d'ailleurs "Le Grand Charles", surnom donné à son JF-E. Jacques en a réalisé un qui ne porte pas les bandes blanches et noires du débarquement. Probablement la version finale de cette avion historique.
La Société d'Emboutissage et de Constructions Mécaniques ( SECM ) fondé en 1916 par Félix Amiot fut l'un des quatre candidats pour une demande par le Service Technique de l'Aéronautique français en 1928 pour un avion multiplace de combat qui pourra être déployé comme bombardier de jour ou de nuit pouvant servir aussi d'escorte ou d'avion de reconnaissance à long rayon d'action. Malgré la réputation des Français pour la beauté, cet avion est selon les Anglais " the ugliest aircraft ". Le prototype vit le jour en 1931 sous le nom de Amiot 140 et une commande fut passé par l'Armée de l'Air pour 40 en 1933. Durant sa mise en production, Amiot y apporta des changements avec les moteurs 641-kW Hispano Suiza qui devint le Amiot 142. dont deux seulement furent assemblés et il opta finalement pour les moteurs Gnôme-Rhône qui amena le Amiot 143. Tout de métal, le Amiot 143 avait une apparence assez insolite avec ses deux ponts.Il était armé de trois mitrailleuses 7.5mm MAC et pouvait transporter 800 kg de bombes. Les premiers avions arrivèrent en juillet 1935 pour équiper le 3e groupe de la 22e escadrille de bombardiers et le 14e groupe indépendant, la 21e, 22e, 34e, 35e, et 38e escadrille de bombardement. En 1939, il y avait encore 60 de ces avions dépassés en service et ils furent utilisés pour le bombardement de l'Allemagne à partir du 10 mai 1940. De ce moment, ils ne furent plus utilisés que pour des bombardements nocturnes à une exception. 13 appareils du 34e et 38e groupe tentèrent de détruire les ponts de la Meuse à Sedan dans une attaque héroïque de jour le 14 mai 1940. Seulement un appareil survécut à ce raid. 138 Amiot 143 furent construits.
Caractéristiques
envergure : 24.5 mètres
longueur : 18 mètres
hauteur : 5.5 mètres
armement : 4 mitrailleuses 7.5mm Mac et plus de 800 kg de bombes
moteur : deux Gnome-Rhône
performance : 310 km/h à 4,000 mètres avec un rayon d'action de 1,200 km
L'A.N.F. 117 fut le dernier de la longue série des appareils de reconnaissance à ailes parasol nés avec le type 113 et 115. Le prototype du 117 fit ses premiers essais en janvier 1935. Une commande de 51 appareils fut alors placée. Elle comprenait une dizaine de R 2 B 2 ( reconnaissance-bombardier biplace ) Le 2 septembre 1939, les A.N.F. 117 étaient répartis au sein de 19 Groupes Aériens d'Observation. Ces groupes devinrent opérationnels en attendant d'être équipés du Potez 63.11 plus moderne. Ce fut un Mureaux 115 du Groupe d'observation 553 qui eut le triste honneur d'être le premier avion français abattu au-dessus de Karlsruhe durant une mission d'observation le 8 septembre 1939. Quoiqu'ils furent restreint à des missions de liaison et d'entraînement, à la signature de l'Armistice, les 53 derniers survivants furent envoyés à la casse.
caractéristiques
longueur : 10 mètres envergure : 15.40 mètres hauteur : 3.81 mètres
moteur : Hispano 12 Ybrs de 860 CV Vitesse : 350 km/h
armement : 2 mitrailleuses 7.5 mm 4 bombes de 50kg